Midi à l’Opéra : un récital à quatre mains qui a enchanté le Grand Avignon
Il faut savoir qu’à l’Opéra de Paris, le public distingué n’arrivait jamais à l’heure. Cette manie des « gens riches » de s’arrêter aux loges des danseuses faisait que l’on n’assistait qu’au dernier acte, à la fin du ballet. Ainsi, pour faire patienter une partie du public, on jouait des ouvertures d’opéra en attendant les danseuses et leurs accompagnants… Aujourd’hui, nous connaissons donc très bien ces grands airs, revisités ce 11 avril par Christine et Sylvain, tous deux issus du bassin avignonnais. Ce concert, ayant nécessité plusieurs mois de répétition, leur a permis de mettre à profit leurs week-ends pour s’entendre.
C’est ainsi que, pendant plus d’une heure, le piano et ses deux protagonistes nous ont embarqués pour un voyage en Europe. Avec un programme vif et enjoué, nous avons flâné d’Allemagne en Espagne, de Carmen de Bizet à La Danse macabre de Saint-Saëns, pour conclure par une vigoureuse Forza de Verdi. L’écoute et l’attention du public étaient de circonstance, et les applaudissements chaleureux. À juste titre, nous confirmons que les ouvertures d’opéra font toujours bel effet…
Seul bémol : un changement de salle ayant été effectué, malgré les précautions prises par les agents de l’opéra (moquette au sol, couvercle du piano fermé, etc.), nous n’avons pu réfréner l’engouement des pianistes, ce qui a provoqué une certaine résonance des morceaux. Un grand bravo à Christine Gigoi et Sylvain Souret, qui ont su nous faire vibrer. Nous restons à l’affût du prochain concert organisé par l’opéra du Grand Avignon.
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