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jeudi 30 avril 2026
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Critique

La Danse du poisson - Théâtre - Critique

Mathilde Pallon · 9 Juillet 2024 à 18h11
Co-fondatrice, rédactrice et photographe
Mon œil de photographe capture ce que ma plume de journaliste raconte. Passionnée d'art et de culture, je traduis ma curiosité en récits, visuels ou écrits. Mon objectif : offrir un regard neuf sur mes sujets et partager le plaisir de la découverte d'une manière qui vous captive.
La Danse du poisson - Théâtre - Critique
Titre : La Danse du poisson

Dates : Du 3 au 21 juillet Relâche le lundi

Horaires : 10h

Durée : 1h

Lieu : Théâtre de l’Oriflamme

Genre : Seul en scène

Distribution : Texte de Christophe Guichet et Véronique Le Mauff Avec Christophe Guichet Regard extérieur Claire Cafaro

La Danse du Poisson est une pièce écrite pendant la période du Covid par Christophe Guichet. François, 30 ans, va comme tous les jours relever son courrier à la boîte aux lettres. Sauf que cette fois-ci, il y croise la maman de son voisin Arnaud, hospitalisé depuis un certain temps. Celle-ci part en vacances aux Canaries et souhaite que quelqu’un la remplace pour relever le courrier, arroser les plantes et rendre visite à Arnaud de temps en temps. François accepte et tout au long de la pièce, on découvre ces échanges, pas vraiment à double sens, dans un décor assez simple : un lit avec oreiller, une chaise pour le visiteur, une table de nuit d'hôpital et un chariot avec pichet et verre d’eau.

Tout est simple et va à l’essentiel. Grâce au pouvoir des mots de François et à l’imagination du spectateur, on voit Arnaud allongé dans ce lit d'hôpital, attendant que le temps passe au gré des visites de son voisin. François respecte l’accord passé avec la maman, parle au patient et se livre devant nous, comme si nous étions aussi dans cette chambre d'hôpital. Ce personnage un peu gauche, nonchalant, maladroit mais attachant, parle avec des tocs comme "c'est propre ici, c’est nickel", qu’il répète à plusieurs reprises. Évidemment, il n’y a pas de réponses puisque Arnaud n’est pas là physiquement, semblant inconscient ou dans le coma. François pose donc les questions et y répond, se montrant bavard !

Plus le temps passe, plus on a l'impression qu'Arnaud sert de journal intime à François, où celui-ci livre son quotidien, ses activités, ses aventures peu drôles. Avec le temps, François rend visite de moins en moins fréquemment, sa vie change, créant un contraste avec le patient restant statique alors que tout bascule pour François ! Le spectateur, assistant à ces visites, peut faire preuve d'empathie envers ce personnage singulier, nous invitant à réfléchir sur les relations dans la société. Le regard des gens ne serait plus le même dès lors que l’un des acteurs change de comportement.

Ce tourbillon empreint d’humanité et de simplicité vous embarque pour un petit voyage sur les liens fondamentaux qui se créent entre les êtres humains. Des sentiments qui peuvent nous amener à changer ou à prendre du recul dans certaines situations. Pour un moment tendre et drôle, venez prendre votre ticket !

Article de : Mathilde Pallon
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