Avignon · Artéphile Théâtre
Une de ces pièces de tissu que l’on coud sur un vêtement pour combler un trou. J’avais dans ma valise ce pan d’histoire familiale troué en plusieurs endroits. En cherchant des outils pour le réparer, j’ai découvert une pièce manquante en forme d’enfant. Et de l’avoir trouvée, ça en a fait apparaître d’autres, d’autres pièces, d’autres enfants. De quoi entreprendre le raccommodage de mon tissu déchiré.
Mais comme je ne suis pas couturière, j’ai écrit un spectacle.
C’est l’histoire d’une fille dans une grotte qui ouvre des portes. Elle explore les souterrains familiaux, interroge les héritages invisibles, enquête dans le labyrinthe transgénérationnel. De secret révélé en monstre réveillé, se tisse sous les yeux des spectateurs une toile d’échos. Peut-être prendront-ils part à son élaboration, car un silence inhumé est contagieux, il donne la parole à ce qui se tait et à ceux qui se taisent.
Il se pourrait alors qu’en quittant le théâtre chacun reparte avec au bout du fil sa propre pièce de tissu, à toute fin utile.
Spectacle en avant-première du Festival 2026.
Pièce textile et théâtrale, La Fileuse de nuit explore en poésie les héritages familiaux, fouillant les silences et les échos d’une mémoire souterraine. Le public peut être invité à tricoter, au sens propre ou figuré, sa propre bribe d’histoire avant de repartir marqué·e·s.