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Critique Théâtre

Pino de Collectif Milenuit : notre avis

Par Mathilde Pallon · 28 Mai 2026 à 18h38
Pino

Qui ne connaît pas l’histoire du célèbre pantin de bois qui rêvait d’être un véritable petit garçon ? À travers la pièce de théâtre « Pino », le metteur en scène Alban Pellet et le Collectif Millenuit proposent une adaptation du conte de Pinocchio au XXIe siècle. Avec un soupçon de magie, de poésie, de fantastique et une grande dose de talent, dix comédiens se donnent la réplique afin de donner vie à vingt-deux personnages. Du morceau de bois sculpté par Geppetto aux profondeurs du ventre de la baleine, revivez les aventures d’un petit garçon au cœur sans cesse tiraillé entre lumière et obscurité.

Mathilde Pallon

Co-fondatrice, rédactrice et photographe

Mon œil de photographe capture ce que ma plume de journaliste raconte. Passionnée d'art et de culture, je traduis ma curiosité en récits, visuels ou écrits.

Ce 27 avril, nous avons assisté à l’avant-première de « Pino » au théâtre La Fabrik en compagnie de plusieurs classes de primaire. Malgré la présence du jeune public, la pièce nous a rapidement montré que le cœur du récit s’adresse à tous, aussi bien aux petits qu’aux grands. Des thèmes universels et des sujets de réflexion sont abordés tout au long du spectacle, tels que le regard des autres, la jalousie, l’argent ou encore le deuil. Ces thématiques, loin d’être simplement effleurées, constituent la véritable toile de fond du spectacle. Elles placent le spectateur en position de témoin : comment réagir face à un père peinant à faire le deuil de son premier fils et à un garçon refusant d’aller à l’école, préférant s’amuser et gagner l’amitié de ses camarades ? Car c’est aussi ce que l’on aime au théâtre : ressentir de l’émotion et repartir avec quelque chose qui continue de nous accompagner après le tombé de rideau.

Fidèle au conte originel, Jiminy Cricket endosse à la fois le rôle de conteur et de conscience, s’imposant comme un fidèle compagnon aussi bien pour Pino que pour le public. Le personnage retient particulièrement l’attention grâce à une réinterprétation originale du célèbre grillon. Loin des représentations habituelles, le comédien apparaît dans un costume brun aux influences steampunk, visibles notamment dans les détails de son chapeau. Une proposition inédite qui renforce encore sa présence sur scène. Derrière chaque costume se devine également le travail minutieux d’Avril Nègre, costumière aux mains d’or, attentive aux moindres détails jusque dans les dernières retouches réalisées en coulisses.

Sur scène, les comédiens passent d’un personnage à l’autre avec aisance, sans doute grâce à leur formation au Conservatoire national supérieur d’art dramatique, où plusieurs d’entre eux poursuivent encore leurs études. Pour donner vie aux différents personnages, la troupe s’appuie sur une grande variété de costumes ainsi que sur l’utilisation ponctuelle du masque de caractère, afin de représenter aussi bien des enfants que des créatures fantastiques ou des figures animalières comme Gédéon et Grand Coquin. Malgré des apparences parfois impressionnantes, les enfants présents dans la salle n’ont pourtant pas eu peur.

On retiendra la devise de Pino : « Faire de son mieux, c’est le mieux qu’on puisse faire. » Cette phrase semble résumer l’esprit de cette jeune troupe de comédiens investis et passionnés, que l’on retrouvera tout au long du festival Off d’Avignon. À la fin de la représentation, la jeune équipe a également pris le temps d’échanger avec le public afin de recueillir les ressentis et les émotions des enfants présents dans la salle. Un moment simple et sincère qui reflète bien l’esprit de la pièce.

Affiche Pino
🎭 Festival OFF 2026 · Théâtre

Pino

📍 La Fabrik’Théâtre
🕘 18:20
📅 Du 4 juil. au 26 juil. (20 représentations)
⏱️ 1h20
👥 7+
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✍️
Critique rédigée par Mathilde Pallon
28 Mai 2026 à 18h38

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