Transfiguration : notre avis
Par : Yves G.
L’homme se présente à nous pendant l’installation du public, dans son costume noir cravaté et chemise blanche, pour une course en rond autour du matériel posé au sol. Avec quelques sons ou onomatopées, il commence à se grimer le visage d’argile, enveloppant ses cheveux, puis rajoute une touche de noir pour les yeux ou de rouge pour la bouche. C’est une nouvelle figure qui nous regarde maintenant, puis est remplacée par une autre ou plusieurs, comme le ferait Picasso sur un tableau cubiste. Alors, l’artiste devient une sculpture vivante et évolutive, devenu aveugle de ses choix, rajoutant paille ou coton pour former d’autres œuvres, animales ou fantastiques.
Proposition unique dans ce style particulier, l’auteur voulait éperdument rendre visibles les faces cachées de son être, pour donner un aperçu captivant, dérangeant et émouvant de la quête d’identité. Cela reste léger, voire drôle en début de séance, plus grave et déroutant en fin de création. Le moment est utile pour une remise en question de notre vision de la réalité, nous laissant perplexes et soufflés avec le final proposé. Original et pertinent : à voir absolument !
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