Villeneuve-lez-avignon
Antonin Dvořák a entrepris la composition de cette œuvre en sept mouvements en 1876 après le décès de sa fille Josefa. Il reprendra l’œuvre avec orchestration en lui ajoutant trois mouvements après le décès en 1877 de deux autres de ses enfants.
Il est proposé de présenter au public l’œuvre originelle dans sa version piano et d’y adjoindre les mouvements n° VI « Fac me vere tecum flere » et n° VII « coro virgo virginum praeclara » ajoutés lors de la révision de l’œuvre en 1877, lorsque Dvořák a orchestré l’ensemble de la composition.
Dans une écriture variée, solistes et chœur sont ici chargés d’exprimer le drame et l’émotion auxquels le compositeur ne pouvait que s’associer mais qu’il n’a pas souhaité traduire de manière uniquement tragique. Les premier et derniers tableaux sont bâtis sur une même thématique, progression chromatique descendante pour le premier décrivant la douleur et l’affliction de Marie, progression ascendante dans le dernier pour déboucher sur la gloire du paradis. La symbolique est forte pour évoquer le chemin de croix dans le deuxième tableau, la Mère source d’amour dans le troisième, le tourment et la détresse dans le quatrième sur une alternance chœur et récitatif du soliste, l’intériorisation de la douleur qui irradie avec passion le duo entre la soprano et le ténor dans le cinquième tableau, l’évocation du jugement dernier dans l’ardente prière de l’alto dans le sixième tableau, avant le Amen jubilatoire, dans un passage de l’ombre à la lumière.
Plongez dans l’intensité du Stabat Mater de Dvořák grâce à une conférence musicale qui éclaire la version piano et l’orchestration ultérieure, révélant les motifs chromatiques et les dialogues poignants entre solistes et chœur. Une belle mise en lumière du drame et de l’espérance.