La Vénus électrique de Pierre Salvadori : notre avis
Suzanne, interprétée avec malice par Anaïs Demoustier, vit avec des forains récemment installés dans la capitale. Elle joue le rôle de Vénus Electrificata et embrasse les quidams venus goûter des sensations fortes, pendant que son patron, interprété par Gustave Kervern, envoie le courant à travers ses mains, gardant sur ses paumes les marques des décharges, à la manière d’un Jésus cloué sur la croix. Elle rêve d’une vie meilleure et se confie à sa colocataire de roulotte, un beau second rôle tenu par Madeleine Baudot.
Le hasard la conduit à remplacer la médium de la troupe lorsque Antoine, peintre talentueux joué par Pio Marmaï, se présente pour parler à sa femme décédée. Devant l’appât du gain, Suzanne lui prodigue une séance de spiritisme, lui faisant croire que la défunte revient à la vie grâce à un stratagème habile. Ainsi commence le vaudeville, avec Armand, le marchand d’art chez qui vit Antoine, interprété par Gilles Lellouche, personnage qui soupçonne l’arnaque mais se réjouit que son artiste reprenne la peinture. Vimala Pons, délicieuse, apparaît en bien-aimée dans les flashbacks.
Quiproquos et imbroglios forment la toile de fond d’une histoire d’amour. Le film alterne moments comiques et passages plus touchants, qui prennent leur sens à mesure que sont révélés les secrets du passé. C’est un cinéma poétique et romantique où l’humour trouve son équilibre dans le jeu et le rythme. Le ton général devrait séduire les amateurs de comédie sentimentale.
Diffusé à l’Utopia Avignon jusqu’au 23 juin 2026.
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