Avignon · Théâtre Transversal
Alkebulan : De et par Thomas Barrière
Solo pour guitare double manche (mandoline et guitare six cordes), percussions, objets et samples. Alkebulan s’inspire de musiques ancestrales africaines détournées par une guitare préparée, brute et puissante. Après Primaire, album solo de 2014 sortie sur Thodol et Cassauna (Important records), Thomas revient avec son concept de folklore expérimental et nous délivre ici une musique tellurique basée sur la transe et la polyrythmie. Un véritable maelstrom sonore oscillant entre noise et drone, ostinato rythmique et mélopées envoûtantes.
Solo violon amplifié : De et par Bastien Pelenc
Après Refuges et l’album Première variation pour violon, archet, voix, lieu choisi et péripéties climatiques je re-convoque ici ce que je malaxe depuis longtemps, à savoir l’électricité et l’amplification du violon. Des pédales d’effets comme autant d’autres cordes et un ampli comme extension de l’archet. Pour chercher une transe, un équilibre entre matière sauvage et son cocon, un tissage de couleurs et de masses à modeler devant soi. En fabriquant cette musique, j’ai pu avoir cette douce sensation d’un road movie en voiture avec David Lynch, d’improviser aux côtés des chanteurs d’Addis-Abeba, de replonger dans la pop indé des années 2000, de voir le son passer à l’intérieur les câbles. Filmique et horizontale, électronique minimale et caresses de feed back. Je tente de laisser venir ce qui doit arriver là, tout de suite mais avec les bretelles bien
accrochées, les doigts de pieds en émois et les mains prêtes à pétrir.
Deux solos complémentaires: une guitare préparée qui convoque un folklore africain réinventé en transe polyrythmique, et un violon amplifié tissant nappes électroniques, feedbacks et mélodies filmées. Atmosphère brute et hypnotique, entre drone et caresse sonore.